Bulletin de juillet 2010 #79
Merci de le diffuser à vos amis, à vos partenaires et à vos collaborateurs. -----------------------------------
Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras…
Je Samedi soir 26 juin 2010 — Il est facile de penser que certains proverbes ou dictons ne sont que des lieux communs. Pourtant, qu'y a-t-il de plus surprenant que de se trouver en pleine situation d'un ou même de plusieurs de ces lieux communs? Certains croient qu'il n'y a pas de hasard dans la vie. Hier, je me suis permis d'assister à la fête d'anniversaire de mon meilleur ami. Cette fête se déroulait dans un restaurant-bistrot de la petite ville de Charlemagne au nord de Montréal. Parmi les quelque 300 personnes présentes, il y avait quatre groupes d'enseignants de quatre écoles primaires de la région venus fêter, indépendamment l'un de l'autre, la fin de l'année scolaire.
J’ai eu l'occasion de me présenter à l’un de ces groupes et de leur glisser quelques mots sur l'ACLJ. La directrice de l'école me dit que le monde est petit, qu'elle nous connaît bien et qu'elle reçoit notre bulletin mensuel. Elle m'a affirmé qu'elle serait prête à impliquer son école dans un de nos projets de coopération internationale l'automne prochain. C’est ainsi que la plupart de nos projets ont débuté. En attendant, je félicite ces gens de cette table numéro 2, qui ont gagné le prix de la table la plus en vie de la fête. Mes oreilles en bourdonnent encore…
Le 24e Congrès du Centre International d'Études Francophones (CIÉF) est un événement majeur qui se porte à la défense de la langue française à travers le Monde. Il a lieu à Montréal cette année du 27 juin au 4 juillet. Durant ce congrès, l’ACLJ est invitée à y tenir une table de présentation et, le premier juillet, je dois y présenter une communication : « À la croisée de l'imaginaire individuel et de l'imaginaire collectif : une approche éducationnelle psychosociologique pour une ouverture sur une littérature collective de voix émergentes. » Notre démarche particulière pourra maintenant faire l'objet d'études scientifiques dans divers domaines de recherches. La balle est maintenant lancée dans la cour des grands et des grandes. Je vous en redonne des nouvelles dans le prochain bulletin. En attendant, si vous ne l'avez pas déjà fait, vous pouvez voir les documents vidéo que j'ai préparés pour ce congrès, soit sur notre site ou maintenant, sur Facebook. Première partie, cliquez. Deuxième partie, cliquez.
Notre page Facebook n'est pas encore tout à fait au point, mais j'y ai déjà amorcé deux sujets de discussion : le premier permet aux personnes ayant organisé ou géré des projets avec l'ACLJ de partager leurs expériences, tandis que le deuxième fait de même avec les jeunes participants et participantes. Voilà une belle occasion pour ces jeunes, de documenter leur expérience et de partager leur vécu avec des jeunes d'ailleurs. L'usage de la langue française pour communiquer avec l'autre et avec l'ailleurs va au delà du projet de création collective de contes ou de poèmes. Il faut absolument s'emparer de la parole sur la Toile. Comme l'exprimait le regretté Émile Ollivier dans son article « L’enracinement et le déplacement à l’épreuve de l’avenir » publié dans Études littéraires, les auteurs doivent « s'approprier la notion de globalisation de la culture » et « transformer la langue locale en or littéraire ».
Nous couronnons cette saison scolaire au Québec avec trois beaux projets, deux projets complexes à peine terminés et pilotés par Louise Édith Hébert et un actuellement en cours avec l'École Atelier, une école de l'UNESCO, en association avec Amnistie Internationale Canada (Français), l'Union des écrivains québécois, le centre québécois du P.E.N. international et le Salon du Livre de Montréal, projet piloté par notre nouvelle collaboratrice Chantal Jorg. Ce sont des projets qui vont ajouter de belles plumes à la BIBLIOTHÈQUE VITUELLE de l’ACLJ.
Claude Filimenti
Fleurs de vie
Mot de Louise Édith Hébert (Tante Minou) Les contes recueillis auprès des élèves de l’école primaire de Ville de Laval Fleur-de-Vie, ont pris l’allure d’un merveilleux kaléidoscope, dont il m’a fait plaisir d’en explorer avec eux toutes les couleurs, épatée et toujours agréablement surprise par le pouvoir évocateur et la diversité de leur imaginaire.
De plus, ces jeunes, qui ont l’habitude de côtoyer quotidiennement le virtuel, ont réalisé que l’entreprise d’illustrer ces contes n’était pas une mince tâche. Ils n’ont pas lâché et finalement, se sont bien amusé en découvrant que le dessin et les couleurs étaient d’autres moyens mis à leur disposition pour donner plus de force à leurs mots et quelquefois même, les enflammer. Les résultats sont admirables.
Ohé ! Les Fleurs de Vie : nous sommes prêts à vous cueillir !
Regard sur les libertés bafouées à l’école l’Atelier

Le 21 juin 2010, l'école Atelier a fait le lancement de son projet pilote « Livres comme l'air » en collaboration avec l'ACLJ et Amnistie Internationale, organisme qui supporte les personnes brimées dans leurs libertés d'expression. Tour à tour, les conférenciers Didier Calvet et Charline Beaudry ont présenté leurs organismes ainsi que le projet. Dix écrivains emprisonnés à travers le monde seront jumelés avec des écrivains québécois et recevront des livres-dédicacés et illustrés par les élèves de l'école. Lors de cet événement, 75 élèves ainsi que des parents et des membres du personnel ont constitué une chorale pour chanter « Il faudra leur dire » de Francis Cabrel et « Tous les droits des enfants » d'Yves Duteil. Nous avons aussi apprécié des œuvres artistiques d'élèves qui illustrent les droits des enfants. Chacun a rédigé un petit livret sur le droit qu'il considère le plus important pour les enfants et pour les adultes.
Éduquer, panser les plaies

13 juin 2009 - 13 juin 2010, voila déjà un an que le P.A.E.S.J-Haïti (Programme d'Appui et d'Encadrement Social à la Jeunesse), fidèle à sa traditionnelle journée médicale s’engage à accompagner la population du Bel-air et des quartiers avoisinants. Depuis le séisme du 12 janvier qui a frappé la capitale haïtienne, la population est livrée à elle-même dans l’attente - et sous la tente. Le constat est que les autorités n’ont pas su prendre le taureau par les cornes et qu’ils laissent l’initiative aux ONG, qui, pour la plupart, ne connaissent pas les problèmes réels de la population. Le P.A.E.S.J, après l’expérience de l’année dernière, a pensé à ajuster la clinique mobile en fonction des nouvelles exigences du terrain. Il ne s’agit plus de faire un diagnostic ou de prescrire des médicaments, mais surtout d’écouter les patients et de les conseiller sur le mode de vie et leur façon d’agir dans leur environnement. Suite >>
Branlebas de combat à Bamako
Contes du Village des enfants S.O.S.Sanankroba Mali. Voilà un projet qui aura tenu en haleine toute une équipe de l’ACLJ rassemblée pendant un an, pour réaliser cet album grâce au travail acharné de Baba Coulibaly et de son équipe de l’AJMELFEF à Bamako. Ce projet d’écriture a pu être réalisé dans le village des enfants SOS Sanankoroba, situé à environ 35 km de Bamako, par les animateurs de l’AJMELEF, grâce à Baba Coulibaly, à son engagement et à sa ténacité.
Le lecteur pourra se faire une bonne idée de la culture des jeunes de Bamako, grâce à la perception qu’en ont retiré d’autres jeunes de Pointe-Noire, qui ont réalisé les très nombreux dessins illustrant cet album, sous la supervision éclairée d’un autre dévoué collaborateur de l’ACLJ, Armyv Socrev Ntsongo, enseignant d'une classe de cm2 dans une école utilisant un programme de français à Pointe-Noire, en République du Congo Brazzaville.
Voilà un projet multiculturel qui donnera au lecteur, une idée des préoccupations, des besoins et des valeurs de ces jeunes, vivant à Sanankoroba, l’un des 450 villages érigés selon l’initiative de l’Autrichien Hermann Gmeiner.
Cette année, l’'Association des Jeunes Maliens pour l'Épanouissement de la Langue Française dans L'Espace Francophone reprend son bâton de pèlerin. Dans le cadre de son projet de création littéraire chez les jeunes, elle organise du 04 au 08 Août 2010 la 2ème édition de son activité d’été dénommée « Bamako Vacances Contes » avec les enfants SOS du village de T’JIBOUGOU.
Pendant 5 jours, les animateurs de l’AJMELFEF avec de jeunes bénévoles travailleront avec les enfants sur des sujets d'importance mondiale (environnement, alphabétisation, santé et citoyenneté). Les activités de cette 2ème édition sont placées sous le signe du cinquantenaire du Mali. C’est à ce titre que les œuvres et les produits réalisés dans les différents ateliers avec les enfants constitueront un patrimoine national et feront l’objet d’une exposition lors des festivités du cinquantenaire de la République du Mali au mois de Septembre prochain.
Ce projet sera réalisé par les acteurs suivants : les enfants SOS de Sanankoroba et les adolescents qui les assisteront dans leur création de contes et de poèmes et qui en élaboreront les textes et les illustrations sur des thèmes spécifiques, ayant trait au cinquantenaire du Mali, ainsi que des enseignants, des animateurs culturels, des éducateurs et des jeunes bénévoles.
L’ACLJ sera mise à contribution pour mettre en valeur ces réalisations en éditant un album, un disque compact et en enrichissant sa BIBLIOTHÈQUE VIRTUELLE de plusieurs dizaines de contes et de poèmes illustrés.
Livres comme l'air
Pour un Monde meilleur
Voilà un magnifique projet auquel participent des jeunes de plusieurs pays, soit dans le cadre de camps de vacances, ou à l’occasion de rassemblements, soit dès les premières semaines de la rentrée scolaire, en s’engageant pour réfléchir ensemble comment ils verraient un « Monde meilleur ». Déjà, des jeunes de trois écoles primaires du Québec ont réalisé deux albums. Le recrutement des organismes qui veulent participer à ce projet d’envergure n’est pas terminé. Suite >>
La participation de la Suisse à ce projet est majeure. Les premiers textes réalisés par des jeunes filles immigrantes sont d’une immense richesse. Ils démontrent à quel point, même dans un pays civilisé et policé comme la Suisse, ces jeunes femmes peuvent vivre des angoisses terribles et aspirer à un « Monde meilleur ».
« Au terme de l'atelier d'écriture, nous dressons le bilan de cette expérience humaine forte en émotion. Au départ, huit femmes s'étaient engagées dans ce projet ambitieux. L'une d'elle abandonne tout d'abord le groupe parce que, le plus souvent, elle est en désaccord total avec les points de vue des autres et s'oppose violemment au contenu de leurs textes lorsque nous les travaillons ensemble. Elle choisit donc de mettre fin à sa participation, parce qu'elle ne se sent pas capable de laisser la parole libre aux autres participantes. Notre second abandon sera moins rocambolesque, il s'agit d'une femme plutôt âgée qui ne trouve tout simplement pas d'histoire à raconter, ou plutôt ne trouve pas le moyen de résumer son parcours en quelques pages seulement. Elle quitte l'atelier. Notre troisième abandon est en fait le résultat d'un départ précipité, qui n'avait pas été annoncé. L'imaginaire de chacun est libre d'interpréter les raisons de cette disparition brutale : un manque d'envie de partager l'annonce d'un renvoi avec ses amies et camarades d'infortune, un départ en catimini pour se soustraire à un renvoi officiel à la suite d'une décision définitivement négative sur sa demande d'asile, une rencontre inattendue avec un prince charmant ... En tous les cas et quoiqu'il en soit, derrière elle, elle aura laissé en Suisse tout d'abord ce joli conte "la Fleur de Perce-Neige" et le journal intime, qui l'accompagnait. Enfin, à la dernière minute, l'une de nos auteures anonymes, que vous pourrez finalement lire dans "L'objet qui ne devait pas être là...", a tenté de se désister. Pour elle, il n'était pas possible de traiter de cet événement indescriptible, inimaginable et si désespérément tragique de sa vie de mère. »
Un regard sur leur Monde
Ce projet suit son cours. Nous cherchons des occasions pertinentes pour l’implanter dans plusieurs pays. « Un regard sur leur Monde » veut justement jeter un regard attentif sur ces jeunes que l’on appelle autistes et sur l’immense richesse qui émane de plusieurs d’entre eux, pour peu qu’on les traite avec tout l’intérêt et le respect qu’ils méritent. Les personnes atteintes d'autisme ont des difficultés à saisir les symboles, tout comme d'autres ont des problèmes visuels ou auditifs. Le fonctionnement de la société dans son ensemble est régi par des symboles. Le langage en est un excellent exemple : les sons désignent -c'est-à-dire symbolisent- à la fois des choses, des actes, des pensées, des sentiments. La société utilise constamment des symboles: signes de tête, sourires, poignées de main... Et on sait que les personnes atteintes d'autisme ont d'importants problèmes avec les contacts sociaux et toute forme de langage.
Notre projet consiste à rejoindre certains de ces jeunes qu’il nous sera possible d’accompagner, à partir d’une mise en confiance préalable, dans l’élaboration d’un contenu textuel exprimant leurs idées sur le cheminement d’un ou de plusieurs personnages fictifs, qui seront forcément proches de leur propre vécu. Les textes seront réalisés par de jeunes autistes de plusieurs pays de la Francophonie dont des parents d’autistes vont illustrer le contenu. L’ACLJ prévoit une mise en page pour la production d’affiches pouvant servir à des expositions, ainsi que d’un album et d’un disque compact interactif. De plus, l’ACLJ inclura ces œuvres dans sa bibliothèque virtuelle interactive, mise à la disposition d’un large public dans l’univers de la Francophonie. Ces productions constitueront également un matériel pédagogique qui pourra être utilisé à des fins de sensibilisation et d'éducation en lien avec la problématique de l'autisme. Nous vous invitons à contacter les personnes et les organismes de votre entourage qui, selon vous, seraient sensibles à cette approche et seraient éventuellement prêts à se lancer dans cette aventure, toute empreinte de respect pour ces jeunes et ces parents, qui vivent souvent des situations difficiles. Suite >> cliquez Des questions, des propositions, contactez-nous : projetjeunesse@hotmail.com
Combite Haïti
Dès que des productions de jeunes nous sont envoyées, nous les mettons en page et nous les incluons dans la section du site qui leur est consacrée. Rappelons que, depuis le 12 janvier 2010, l’ACLJ a voulu offrir aux jeunes Haïtiens, un support dans leurs démarches pour retrouver un sens à leur vie et soigner leurs blessures. Celles-ci seront, pour longtemps encore, douloureuses, inoubliables et inguérissables, si on ne les aide pas à développer une certaine résilience. Cette section est toujours ouverte à tous ceux qui veulent faire leur part de « combite » en offrant au jeunes d’Haïti un dessin, un petit texte illustré, un conte ou tout autre projet montrant que nous n’oublions pas ce peuple abondamment éprouvé qui a tellement besoin d’écoute, de gestes d’amitié et de compassion, en même temps qu’un soutien matériel intelligemment distribué. Envoyez vos productions à projetjeunesse@hotmail.com
Lutte contre le travail des enfants
Rappelons ce projet de l’Aide internationale pour l’enfance (AIPE) qui a organisé un concours littéraire pour encourager les élèves des écoles primaires à se joindre à son action et à dénoncer la réalité des enfants exploités. Plusieurs dizaines de jeunes et de moins jeunes ont répondu à l’appel et parmi eux certains se sont spécialement démarqués. L’ACLJ compte publier les productions des récipiendaires. Ce projet était organisé en lien avec la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, le 12 juin 2010.
Les enfants ont des droits
Le projet offre aux jeunes l’occasion de se confier sur leurs frustrations, se rapportant à leur sentiment de n’être pas entendus dans leurs demandes ; sur le fait de n’être pas reconnus dans leurs actions et leurs opinions ; sur leurs peurs oppressantes d’être victimes de réprimandes verbales et même physiques. Sous le couvert de construire une histoire, qui dénonce une telle situation, tout en offrant une solution positive, ces jeunes pourront créer un contenu, qui sera diffusé par l’ACLJ. Suite >>
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Ce bulletin est envoyé à plus de 3500 personnes et organismes dans une vingtaine de pays de la Francophonie. Si vous souhaitez utiliser un des bulletins des mois antérieurs, demandez-nous la version Word ou PDF. Pour vous désabonner, il vous suffit de nous envoyer un courriel. N’hésitez pas à nous faire parvenir une liste de personnes ou d’organismes qui pourraient être intéressés par les activités de l’ACLJ. Si vous avez des questions, des suggestions, des propositions de collaboration, n’hésitez pas à nous contacter.
Merci à Mel Carroz (Genève), Baba Coulibaly (Bamako), Claude Fililmenti, Louise-Édith Hébert et Chantal Jorg (Montréal) qui ont collaboré à la rédaction de ce bulletin. Louise Édith Hébert en a assuré la révision.
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