Projet Jeunesse

Notre bulletin de février 2010 # 74 est maintenant sur notre site: www.projetjeunesse.com 
 

Merci de diffuser le Bulletin à vos amis, à vos partenaires et à vos collaborateurs.

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In memoriam
 
Parmi ceux et celles à qui sera adressé ce bulletin, plusieurs ne seront plus. Haïti! La dévastation aussi soudaine que brutale de ce pays restera gravée longtemps dans toutes les mémoires, chargées d’effroi et de quête de sens. Pour nous, qui connaissons la stabilité, la sécurité et le confort, la souffrance de toute cette population, qui commençait, comme le Phénix, à sortir des cendres d’un passé lourd à porter, va bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer.

L’ACLJ est prête à offrir, dès aujourd’hui, sa participation à la reconstruction de ce pays à la hauteur de ses compétences et de ses capacités. Haïti est un des pays du monde, où l’on retrouve l’un des plus forts pourcentages de jeunes de moins de dix-huit ans. C’est à ces jeunes que nous voudrions offrir un support dans leurs futures démarches pour retrouver un sens à leur vie après que, grâce à l’aide humanitaire internationale, ils auront reçu un peu de réconfort de première nécessité.
 
Car, pour ces jeunes qui restent, les blessures vont demeurer douloureuses, inoubliables et inguérissables si on ne les aide pas à développer leur résilience  basée sur la quête de sens de leur propre existence et à panser les plaies que cette catastrophe a meurtries en eux.

Dès que cela sera possible, nous offrons à ces jeunes de nous lancer une bouteille à la mer, un cri du cœur, rédigé avec le support de personnes qui, là-bas, pourront les accompagner dans cette démarche et nous acheminer leurs textes. Nous nous ferons un devoir d’y répondre.

Par la même occasion, nous proposons à d’autres jeunes qui le souhaiteraient, non seulement ceux d’Haïti, mais aussi ceux des pays de la Francophonie, de raconter, dans leurs mots, comment cette catastrophe les a touchés et comment ils sont solidaires de ces jeunes haïtiens. Ainsi, se tresserait une grande chaîne de compassion et de solidarité. Et nous avons l’intention de consacrer une section de notre site www.projetjeunesse,com pour présenter certains de ces textes.
 
Dans un deuxième temps, nous mettrons ces textes à la disposition de ceux qui voudraient  les recevoir et, pour illustrer ces textes, nous ferons appel aux jeunes de la Francophonie que nous pourrons rejoindre. Le résultat fera partie de notre bibliothèque virtuelle et elle sera disponible à tous.
 
En attendant, je vous confirme que Jhims Louissaint, avec lequel nous étions à organiser un concours littéraire dans les écoles participantes à travers les provinces d’Haïti, est vivant. À notre courriel du 13 janvier : « DE TOUT COEUR AVEC VOUS EN CE TRISTE JOUR. », il a répondu laconiquement  le 17 janvier : « On est vivant mais sinistré. On apporte notre secours aux autres ». Je lui ai envoyé aussitôt ce message : « Jhims, ces quelques mots nous réjouissent tous. »
 
Nous sommes bien impuissants devant cette catastrophe qui les accable! Durant les prochaines semaines, j’entrevois une seule piste qui pourrait aider son équipe dans les circonstances et lui acheminer un peu d’argent : Western Union qui est toujours fonctionnel là-bas et se charge des frais d’envoi, pour un temps limité. Jhims, avec les 500$ que j’ai décidé de lui envoyer à titre personnel, a déjà réalisé de vrais miracles, avec l’aide de ses collaborateurs. Mais… «Nos médecins haïtiens ne travaillent presque pas, car les hôpitaux sont remplis de médecins étrangers. C'est bien, mais eux aussi aimeraient aider à leur façon, s'ils trouvaient de l'assistance comme par exemple : Tente, lit, médicaments et autres....» nous écrit-il laconiquement. « … mais l’aide ne se rend même pas chez eux et l'État ne prévoit aucune disposition légale leur permettant d'exercer leur profession et de remplir leur mission sociale. »

Le téléthon de Montréal a permis d’amasser plus de 6M$ en une soirée. D’autres élans de générosité se manifestent un peu partout à travers le Monde certes, mais les besoins immédiats sont criants sur le terrain de la vraie réalité quotidienne. Ce sont ces organismes qui avaient pignon sur rue dans les quartiers pauvres (avaient, car même eux ont été touchés par le séisme qui a détruit tous leurs bâtiments) qui reconstruiront le vrai Haïti, celui qui est composé de 95% des survivants.
 
L’argent est le véhicule le plus facile pour aider Jhims aujourd’hui, car il peut le gérer au mieux avec les réalités qu’il rencontre quotidiennement sur le terrain. La compassion de ceux qui veulent aider Jhims, votre compassion, peut se traduire par un geste concret qui servira directement à un organisme sur le terrain. Une action simple : vous vous rendez dans un bureau de Western Union puis, par courriel, vous lui envoyez les informations nécessaires pour la réception : le numéro  MTCN, le destinataire, JHIMS LOUISSAINT, le  montant du paiement, une question, un mot pour la réponse à cette questionpaesjhaiti@hotmail.com 
 

 
Témoignage de Claude Filimenti
 
Monsieur Didier Calvet m'a demandé de vous présenter les raisons de mon implication au sein de l'Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes (ACLJ). Elles sont nombreuses, mais je crois qu'à titre de partenaires de la vision de M. Calvet vous y avez droit.

Dans un texte intitulé Perspectives, je vous présente comment j'ai connu Didier Calvet, ce qui m'a attiré dans la présentation de projets de création de différents partenaires de l'ACLJ, en quoi ces présentations tombaient à point avec mon développement personnel et professionnel et de quelle façon je me suis impliqué depuis. J'y présente aussi un sommaire de ce sur quoi nous travaillons et je vous donne des nouvelles de Jhims Louissaint faisant face à la catastrophe, sur le terrain en Haïti.

Pour ceux et celles qui s'y intéressent, voici le lien pour accéder à mon texte complet (y compris mes coordonnées) intitulé Filimenti — Perspectives — ACLJ.pdf :
files.me.com/macmaitre/1udxe3 (pas de mot de passe, pas de date limite). En voici d'ailleurs la fin :

Je m'immerge tranquillement dans le passé de l'ACLJ car je dois créer un plan qui va nous permettre d'obtenir éventuellement un financement récurrent pour assurer à long terme la survie de notre association et sa capacité de traiter professionnellement vos nombreuses demandes. À cette fin nous allons nous joindre à des réseaux organisés d'associations d'actions communautaires (ACA).

Depuis la fondation de l'ACLJ en 2003, et même plusieurs années avant cette date, Didier Calvet soutient les projets que vous lui soumettez à partir de chez-lui, aidé principalement par Louise Édith Hébert et par des bénévoles qui arrivent et qui partent après un certain épuisement. C'est la nature de l'action bénévole communautaire comme beaucoup parmi vous ne le savez que trop bien.

Au cours des ans, l'ACLJ a obtenu relativement peu de fonds pour soutenir ses différents projets. À plusieurs reprises, M. Calvet s'est servi de ses propres avoirs pour aider à boucler le budget et pour supporter divers partenaires dans le besoin. Non pas, parce que des fonds publics ou privés n'étaient pas disponibles; non pas, parce que les projets n'étaient pas dignes de recevoir du financement, bien au contraire. Mais pour faire toutes ces démarches, il faut du temps et des énergies dont on ne dispose pas lorsque l'on est submergé par la production et par la gestion de projets multiples comme ce fut le cas de M. Calvet.

Ce sera donc mon rôle de voir à cette organisation structurelle et à son financement. Après avoir assisté à ma première présentation de l'ACLJ en avril de l'année dernière, j'ai immédiatement compris que c'est ce que je voulais faire professionnellement pour les vingt ou trente prochaines années.

J'ai compris que mes expériences à titre de directeur de publications, de chroniqueur et de journaliste, d'entrepreneur de ma micro-entreprise spécialisée en gestion de projets d'implantations de solutions informatisées sur plateforme Macintosh, de formateurs d'adultes (employés, gestionnaires, professionnels et de bénévoles) sont toutes d'excellentes bases pour conduire l'ACLJ. Je crois avoir la capacité intellectuelle combinée à l'enthousiasme nécessaire pour guider cet organisme avec créativité.
 
J'ai aussi hâte de vous connaître individuellement et d'échanger avec vous lors de nos collaborations futures.

Solidairement,
Claude Filimenti
 
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 Attachez vos tuques*
Ça bouge à Genève
 

 
*« Attache ta tuque avec d’la broche » est une expression québécoise qui pourrait être traduite en hexagonale par « Agrafe-toi le képi sur le cabochon ». Ça veut dire qu’il faut tenir son chapeau, parce que ça va brasser. http://etreloin.blogspot.com/2010/01/attache-ta-tuque.html
 
Ce mois-ci, nous avons enfin pu trouver un local, grâce à l'Aumônerie Genevoise Oecuménique pour les Requérants d'asile (AGORA). Nous avons mis en place notre matériel, comme des crayons, des craies de couleurs et des cahiers tout neufs, pour bien commencer ces ateliers.
 
Rencontre avec nos participants 
 
Nous rencontrerons le groupe de femmes migrantes jeudi prochain. Il s'agit de femmes kurdes en provenance d'Irak, de Turquie et du Kurdistan irakien. Elles ne parlent pourtant pas toutes la même langue. Les traductions ont pour réputation d'aller bon train durant les cours de français et d'alphabétisation dans lequel nous insérerons nos ateliers. Les bavardages sont monnaies courantes et sont rythmés par les accents arabophones, turcophones et kurdophones. Mais chacune trouve ainsi sa place, malgré des niveaux de maîtrise du français très disparates... En fait, pour certains, ce sont  des enfants de ce groupe de femmes qui participeront au groupe des juniors.
 
Nos ambitions
 
Vous l'aurez compris, nous avons choisi de créer des ateliers de création de contes avec des adultes et des enfants ayant immigré en Suisse. Ceci, dans un climat politique et social de montée de la xénophobie ou en tout cas des élans de protectionnisme. Les parcours des requérants d'asile sont en général très douloureux, car ils prennent très souvent beaucoup de temps et d'énergie pour atteindre parfois, une issue décevante. Déposer une demande d'asile en Suisse n'est pas une entreprise facile, malgré sa réputation de terre d'accueil et de respect des droits de l'Homme. Les attentes sont énormes; les résultats rarement garantis.
 
Nous attendons beaucoup, du travail de ces femmes et du groupe des juniors, pour démontrer au plus grand nombre, pour témoigner de leur parcours migratoires et de leurs cultures, mais surtout de leur force. Cette force, qui souvent, impressionne les petites mains qui travaillent avec acharnement pour les accompagner au mieux, dans toutes leurs démarches et dans leurs chemins vers l'intégration.
 
Présentation de notre "camp de base" 
 
Nous avons également souhaité créer ces ateliers pour une population de migrants qui se trouve démunie et quelque peu abandonnée des autorités, suite à un nouveau durcissement de la loi sur l'asile. L'AGORA a, depuis peu, installé ses locaux  près des habitants du Foyer des Tattes, réservé aux requérants d'asile déboutés, ayant reçu une décision de non-entrée en matière et donc, en attente de renvoi. Depuis quelques mois déjà, les offices concernés par l'encadrement des migrants ont déserté les lieux, afin d'appliquer rapidement les mesures restrictives et dissuasives votées par le Peuple suisse. L'AGORA a donc hérité de la lourde charge de leur encadrement; avec les moyens limités qu'on lui sait; mais aussi, avec la bienveillance que tous lui reconnaissent. Dans les mêmes locaux, en alternance, on trouve: une équipe de juristes, une équipe de scribes et un chargé de cours de français, pas tous des bénévoles, mais fournissant leurs services gratuitement. 
 
Malgré la nouvelle attribution du Foyer des Tattes, d'autres migrants, qui ont eu la chance de voir aboutir leurs demandes sur des réponses positives, demeurent dans leurs appartements. En attente de logements en-dehors de la "zone asile", ils patientent parfois depuis des années, car la concurrence est rude en période de crise du logement.
 
Nous espérons vivement que la Grande Exposition et la Fête des Voisins, que nous organiserons pour clôturer ces ateliers, grâce au concours de l'ACLJ et de tous nos partenaires et amis participant également au projet "Pour un Monde Meilleur", nous permettra de rassembler tout ce petit monde autour des valeurs de partage, de solidarité, de tolérance et de bienveillance entre toutes les communautés.
 
Mel Carroz 
 
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Ce bulletin est envoyé à plus de 3000 personnes et organismes dans une vingtaine de pays de la Francophonie. Si vous souhaitez utiliser un des bulletins des mois antérieurs, vous pouvez nous en demander la version Word ou PDF. Pour vous désabonner, il vous suffit de nous envoyer un courriel. N’hésitez pas à nous faire parvenir une liste de personnes ou d’organismes qui pourraient être intéressés par les activités de l’ACLJ.
Si vous avez des questions, des suggestions, des propositions de collaboration, n’hésitez pas à nous contacter.
 
Didier Calvet
Association pour la Création Littéraire chez les Jeunes
Notre site:
http://projetjeunesse.com/
Mieux connaître l'ACLJ, entrevue sur You Tube: http://www.youtube.com/watch?v=sl-BoAdRG9E
ACLJ CP 25 Succ. Youville, Montréal (Québec), H2P 2V2, Canada

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