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Dingo, mon héros
 

C’est l’histoire de Thomas qui, par accident, a mis le feu au rideau de la chambre de son ami. Il est vraiment en danger.

Si tu lis ou écoutes bien l’histoire, tu verras comment son chien fidèle a réussi à le sauver des flammes. Un vrai héros, ce Dingo.

L’histoire fait réfléchir les enfants sur les dangers qui les guettent et sur les conséquences de certaines imprudences. Par ailleurs, elle fait l’apologie de la fidélité des animaux envers leur jeune maître. Ce livre est une excellente amorce de discussion sur ces deux thèmes.

Conte réalisé par des enfants dans le cadre du projet Les jeunes s'approprient leur littérature. Pour en savoir davantage.


Je m’appelle Thomas Bruno et j’ai 9 ans. L’année dernière, il m’est arrivé une aventure effroyable… J’ai même frôlé la mort! Voici mon histoire.

Tout a commencé un vendredi matin, je marchais pour me rendre à l’école, quand je vis soudain un objet, sur le sol… C’était un machin transparent de couleur rouge. Il semblait avoir du liquide à l’intérieur. Tout au bout, il y avait un bouton et une petite roulette. Je le ramassai et continuai ma route. Lorsque j’arrivai à l’école, je montrai tout de suite l’objet étrange à mon meilleur ami, Patrick. Il me dit que c’était un «briquet», un outil que l’on utilisait pour allumer une chandelle, et qu’il en avait plusieurs à la maison. Soudain, la cloche sonna. C’était l’heure de rentrer en classe. Cette journée d’école me parut très longue car j’avais hâte de me rendre chez mon copain pour essayer mon nouveau jouet.

Dring!!! Enfin, la dernière cloche sonna, et je pouvais aller chez Patrick.
- Oh non!!! J’avais oublié que j’avais promis à ma mère d’aller promener mon chien, Dingo!!! Zut! Je ne pourrai donc pas venir chez toi ce soir, dis-je à mon ami Patrick.
- Ce n’est pas grave, viens chez moi demain, et amène Dingo avec toi, si tu veux… Ma grande sœur l’aime beaucoup, elle le gardera le temps qu’on s’amuse, répondit mon copain.
- Ah, d’accord… alors à demain, dans ce cas!!!
- Ouais, à demain, vers 11 heures, Thomas!
C’est alors que chacun repartit de son côté.

Le soir même, j’essayai le briquet tout seul, dans ma chambre. Dingo était couché dans un coin et me regardait fixement, comme s’il savait que quelque chose allait se passer. Je sortis l’objet de ma poche et l’allumai. Soudain, Dingo sa mit à japper si fort, que je n’eus d’autre choix que de l’éteindre.

Ma mère arriva en trombe dans ma chambre :
«Que se passe-t-il??? Pourquoi Dingo a-t-il aboyé si fort? Je ne l’ai jamais entendu japper comme ça, sauf la fois où il avait failli… euh… non, rien…»
Je trouvais bizarre qu’elle ne finisse pas sa phrase. Je dis alors, d’un ton interrogateur : «Jusqu’au jour où il avait failli quoi? Hein, maman, le jour où il faillit quoi???»
- Je ne t’ai jamais raconté cette histoire, car ce n’était rien d’autre qu’un mauvais souvenir… Mais c’est une très longue histoire… dit ma mère, d’un ton très doux, presque triste.
- Ça tombe bien, j’ai tout mon temps!» répondis-je avec un sourire mais vaguement inquiet.
- D’accord… Assieds-toi, je commence :

C’était une journée ensoleillée, et ton père avait décidé de faire un barbecue. Il prit un très gros briquet, pour mieux allumer le gril. Après avoir bien parti la flamme, il laissa le briquet sur le comptoir de la cuisine, juste à côté de la porte patio. Dingo était jeune, et il eut la mauvaise idée de ramasser le briquet. Il le prit un instant dans sa gueule, mais, s’apercevant que c’était encore très chaud, il le laissa tomber… sur le tapis placé devant l’entrée. Lorsqu’il tomba, le briquet s’alluma et du coup, le tapis s’enflamma. Ton père et moi eûmes le temps de sortir, mais Dingo fut pris à l’intérieur. Il avait si peur ! Et on ne pouvait presque plus le voir tellement les flammes étaient hautes ! Mais nous savions que si nous ouvrions la porte, le feu risquait de s’étendre davantage. Alors nous avons dû le laisser là quelques instants. Ton père se précipita au garage pour chercher l’extincteur et moi je tentais de calmer la pauvre bête qui essayait de sortir. Quelques secondes plus tard, nous ouvrîmes la porte, le chien bondit à l’extérieur et ton père éteignit les flammes. Depuis ce temps, Dingo a une immense phobie du feu. Aussitôt qu’il voit une flamme, il jappe jusqu’à temps que celle-ci disparaisse. Alors c’était l’histoire de la plus grande peur de Dingo. Mais heureusement, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir à présent.

- Je n’avais jamais entendu cette histoire. Je savais bien qu’il s’était passé quelque chose avec Dingo, mais papa et toi, vous n’avez jamais éclairci ce sujet avec moi. Merci maman!
- De rien, il était temps pour toi de connaître cette histoire. Mais maintenant, il est temps de dormir, chéri. Bonne nuit, Thomas. Fais de beaux rêves.
- Ouais, bonne nuit, maman, dit Thomas juste avant de tomber dans les bras de Morphée.

Le lendemain, Thomas se réveilla et commença à se préparer pour se rendre chez son ami. Il mit Dingo en laisse, prit bien soin de mettre le briquet dans sa poche et partit en direction de la demeure de Patrick. Arrivé chez lui, Patrick lui dit, tout en ouvrant la porte :
- Bonjour!!! Comment ça va? Bon, entre, et donne-moi la laisse, je vais aller donner Dingo à ma sœur, elle est dans sa chambre. Attends-moi deux petites minutes, enlève ton manteau, pendant ce temps-là.
- D’accord, merci! Répondis-je à mon ami.
Il monta avec Dingo et revint quelques secondes plus tard.
«Bon, dit-il, on peut aller essayer le briquet, maintenant. Viens, allons dans ma chambre, on sera plus tranquille.»
Il prit une chandelle posée sur la table d’entrée.
- On pourrait l’essayer là-dessus, qu’en penses-tu?
- Euh… C’est une bonne idée!!! lui répondis-je.
- D’accord, alors suis moi.

Nous montâmes les escaliers.
Rendu à sa chambre, Patrick posa la chandelle sur le bord de la fenêtre. «Allez, allume le briquet et dirige la flamme vers la chandelle. Tu vois le petit fil noir?»
Terrifié, je lui fis un signe de la tête.
- Oui, je le vois.
- Eh bien, mets la flamme dessus, et la chandelle s’allumera.
Je sortis le briquet de ma poche. J’avais un peu peur, mais, dans le fond, il ne pouvait rien se passer de très grave. Bon, je fis marcher le briquet et il cracha une flamme bleue. Je l’approchai de la chandelle et laissai la flamme quelques secondes sur le fil noir qui en dépassait.

Tout à coup, la sœur de Patrick arriva avec Dingo.
«Patrick, je peux t’emprunter ton… Ahhh! Mais que faites-vous là?» Dingo se mit a japper si fort que j’en échappai le briquet. Il tomba sur le bord du rideau et celui-ci prit feu.
«Oh non! Patrick, Thomas, venez, vite!!!»
Elle essaya à maintes reprises d’éteindre le feu, mais sans résultats.
«Patrick, Thomas, venez, vite!!!»
La moitié de la pièce était déjà en feu. Il ne restait pas beaucoup de temps. Thomas me fit un signe de tête et courut à travers les meubles enflammés. Arrivé à sa sœur, il me dit :
«Allez, c’est à ton tour, maintenant!»

Je me mis à courir lorsque tout à coup, la patère en flamme tomba à mes pieds. Je reculai d’un bond, et je regardai la pièce en flammes. La sœur de Patrick lui cria, malgré les jappements de Dingo :
«Patrick, va appeler les pompiers!!! Grouille-toi!»
Je regardai alors Dingo droit dans les yeux. Je vis en lui toute la peur qui l’envahissait. Je lui criai :
«Aller, Dingo, sauve-toi, les pompiers vont me sauver, allez, va-t-en!!»
Il s’arrêta de japper. Il voyait que je pleurais. Il me regarda pendant un long moment, puis fit un bon spectaculaire. Il arriva juste à côté de moi. Soudain, j’entends la sirène du camion de pompiers, ils sont là!!! Ils sont enfin là! Je vis le camion se mettre sous la fenêtre. Un pompier arriva et secourut la sœur de Patrick. Elle était évanouie. Il la prit dans ses bras, et je lui criai :
«Et moi??? Venez-vous me sauvez?»
Il ne m’entendit pas. Soudain, Dingo me lécha la main. Je pris alors son collier et il se mit à courir. À chaque fois que l’on arrivait proche d’une flamme, il arrêtait brusquement et, sentant qu’il n’avait pas le choix, il prenait le chemin le plus sûr.

Arrivés dehors, les pompiers se jetèrent sur nous. Je m’écriai : «Mon chien m’a sauvé! Il a travaillé dur pour me sortir de là, il est très fatigué. Pourrait-il avoir de l’eau, s’il vous plait? Merci.»
Un des pompiers me regarda d’un air très étonné et me dit :
«C’est ton chien qui t’a sorti ? C’est vraiment lui qui t’a sauvé?» Je lui fis un signe de la tête. «Oui, c’est lui. Malgré sa phobie des flammes, je l’ai pris par le collier et il m’a montré le chemin le moins dangereux. Je l’aime très fort.»
Patrick sortit de l’ambulance et courut vers moi. Il me serra très fort dans ses bras.
«Que t’est-il arrivé? Tu t’es fait mal?» Lui demandai-je.
«Non, mais ma sœur, elle, est tombée dans les pommes à cause de la fumée. Elle a été incommodée plus vite que nous parce que la fumée se tient en hauteur. Comme nous sommes plus petits qu’elle, nous n’avons pas respiré autant fumée. Ma sœur, est très grande, alors elle s’est évanouie avant nous. C’est ce qu’un pompier m’a expliqué.»
«Wow!!! C’est intéressant! Bon, il serait temps que je rentre à la maison» dis-je en regardant l’heure.

Un des pompiers s’approcha de moi et me dit : «Si tu veux, on pourrait te déposer…»
«En camion de pompier? Vous aller me faire entrer dans un camion de pompier?» Lui demandai-je, sans le croire.
«Bien sûr, et ton chien aussi. Ton copain également s’il le désire, ça me ferait plaisir de vous faire faire un tour de camion.»
«Cool!!» s’écrièrent joyeusement les deux petits garnements.
«Bon, allez, en route, tout le monde!!»
Arrivé chez moi, je vis ma mère qui sortait de la maison.
«Que se passe-t-il, mon trésor?» me demanda-t-elle, intriguée de me voir arriver si bien escorté.
- C’est une longue histoire, lui répondis-je.


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