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Le château inimaginable

Le roi Arthur qui veut un château, veut un immense château pour pouvoir mettre ses dinosaures. Il l’aura en trois jours grâce à Vincent qui va le construire à condition d’épouser sa fille, la princesse Sara.

Si tu lis ou écoutes bien l'histoire, tu verras comment il va se faire aider par la Licorne mais aussi, ce qui va lui arriver à cause du méchant magicien Boubouloune qui voulait, lui aussi épouser la princesse.

Ce texte nous montre le désarroi qui peut survenir après avoir accompli monts et merveilles pour la bonne cause, alors que tous nos espoirs de réussite s’envolent à cause d’un imprévu. C’est un thème riche de sens pour les jeunes et les moins jeunes qui permettra d’échanger en ponctuant la discussion par des exemples de sa vie personnelle.

Conte réalisé par des enfants dans le cadre du projet Les jeunes s'approprient leur littérature. Pour en savoir davantage.



Vincent était bien malheureux, car il ne savait vraiment pas comment il s’y prendrait pour réaliser la commande du roi car il avait les mains ‘pleines de pouces’. C’est-à-dire, qu’il était très, très maladroit. Ce qui était le plus embêtant, c’est que le roi Arthur l’avait prévenu que s’il n’arrivait pas à construire son palais en trois jours, il serait projeté dans le vide du haut de la plus haute tour du palais. Vincent demanda à réfléchir jusqu’à la fin de la journée avant de donner sa réponse.

Or, c’était dans cette tour que vivait la belle princesse Sara, la fille unique du roi. Vincent ne l’avait aperçue qu’une seule fois mais cela avait suffi pour qu’il tombe éperdument amoureux d’elle. Sans plus réfléchir à la façon dont il s’y prendrait pour réaliser cette commande extraordinaire, Vincent dit au roi Arthur qu’il acceptait le marché à condition que celui-ci consente à son mariage avec la princesse. Le roi qui était pressé d’aller manger son dîner, accepta le marché même s’il se demandait un peu comment ce va-nu-pieds pourrait réussir quand tous ceux qui avaient essayé de réaliser ce projet avaient échoué.

Perdu dans ses réflexions, Vincent n’a pas remarqué la magnifique Licorne blanche aux ailes rouges qui vient d’atterrir près de lui. Il a à peine le temps de remarquer la belle crinière dorée et la « Corne » d’or enroulée de lapis-lazuli qui orne son front, que le bel animal magique lui dit, dans un salut : « Bonsoir, Vincent, mon nom est Aiguille d’or. Comme je passais par-là, j’ai vu que tu étais dans de bien mauvais draps. Je crois que je peux t’aider si tu le veux et si tu me fais confiance. » « Je ne peux que faire confiance à un être si beau et si généreux.

Aussitôt, qu’Aiguille d’or touche le front de Vincent de sa magnifique aiguille dorée et torsadée de bleu, le corps de celui-ci se transforme immédiatement. Il s’allonge et s’affine comme le corps d’un félin. Ses jambes et ses bras deviennent longs et forts. Ses doigts sont armés de griffes et de ventouses. Ses pieds sont chaussés de souliers spéciaux pour s’agripper aux parois des murs. Il porte un casque et ses yeux projettent des faisceaux lumineux comme ceux de très puissantes lampes de poche.

« Maintenant, tu es armé et équipé de pouvoirs magiques qui te permettront de construire le Palais Royal. L’avenir t’appartient. Mais tu ne pourras utiliser ces pouvoirs que durant la nuit seulement. »

La Licorne, tout excitée par les résultats de ses propres pouvoirs magiques, ajoute : « Ne t’en fais pas, je serai à tes côtés pendant trois nuits et pendant trois jours, je transporterai les matériaux dont nous aurons besoin durant la nuit. » Vincent n’en revient pas, mais, comme ils n’ont pas de temps à perdre, il laisse de côté ses craintes et ses doutes.

Boubouloune, le grand magicien du roi Arthur avait observé toute la scène du haut des marches du Palais. Ses doubles lunettes lui servant de lunettes d’approche, lui avaient permis de tout voir de près. Son cœur bouillait maintenant de jalousie et de colère, car il se rendait compte que la belle princesse Sara lui échapperait aussitôt que ce désormais très habile Vincent aurait terminé la construction du Palais Royal. Son affreuse figure, toute parsemée de gros boutons de varicelle, virait maintenant au vert.

Boubouloune décide de rentrer dans son laboratoire pour réfléchir à la composition d’une potion magique qui mettrait des bâtons dans les roues aux plans de Vincent. Tout à coup, une idée germe dans sa tête et il décide de passer immédiatement à l’action en récitant sa formule magique favorite : «Par mes lunettes et au nom d’une bobinette, je veux que la princesse Sara devienne une grenouillette. » Et il confectionne immédiatement un antidote pour s’en servir en temps et lieu.

Donc, pendant trois nuits, Vincent et Aiguille d’or travaillèrent sans relâche. Vincent déployait alors une force, une souplesse et une habileté si extraordinaires qu’il s’émerveillait de ses exploits à chaque fois. Pendant le jour, quand Vincent prenait un peu de repos, la Licorne, usant de son pouvoir d’invisibilité, transportait tous les matériaux dont Vincent allait avoir besoin durant la nuit. Ils firent si vite et si bien, que le matin du quatrième jour, Vincent vint trouver le Roi Arthur pour lui donner les clés du Palais Royal.

Le Palais est si grand que le Roi doit marcher toute une journée pour en faire le tour. Il est si haut que les toits touchent aux nuages. Le Roi Arthur est si étonné qu’il tombe par terre en se reculant pour avoir une vue d’ensemble de son magnifique Palais. Et que dire de sa satisfaction quand il arrive dans l’aile réservée à ses chers dinosaures ! Il y a même des arbres géants, que la Licorne avait transportés, pour que les « chers petits » s’alimentent tout à leur aise ! Le Roi n’en revient pas ! Il n’arrête pas de dire à chaque pas : « C’est…ma-gi-que! »

« Maintenant, c’est à mon tour, de recevoir mon juste salaire, c’est-à-dire, de m’accorder votre fille unique, la princesse Sara en mariage et tous les honneurs qui vont avec mon nouveau titre de Prince. » Dit Vincent.

Le Roi qui voulait se débarrasser de cette question ennuyeuse pour retourner auprès de ses poulets rôtis et de ses chers dinosaures, fait chercher la Princesse.

Tous ses valets, ses cuisiniers et ses soldats sont mis à contribution. Rien n’y fait et au bout d’une demi-journée de recherches infructueuses, il a bien fallu se rendre à l’évidence : la princesse Sara avait disparu ! Et le pauvre Vincent pleure de toutes les larmes de son corps : il est in-con-so-la-ble !

Au soleil couchant, il vient trouver son amie Aiguille d’or pour lui raconter sa mésaventure. « Console-toi, mon cher Vincent. Tu trouveras certainement une autre belle Princesse à marier, maintenant que tu es un riche Prince. Bientôt, certainement. Maintenant, je dois te dire au revoir, mais avant, laisse-moi te présenter ma nouvelle amie Grenouillette, que j’ai connue il y a trois jours. Elle m’accompagnera dans mes nouvelles aventures. »

Et Vincent vient d’apercevoir la plus jolie Grenouillette qu’il n’ait jamais vue, d’un vert éclatant, accrochée à la belle crinière dorée d’Aiguille d’or.

C’est alors qu’Aiguille d’or, accompagnée de sa nouvelle amie, s’envole en déployant des grandes ailes rouges, en tournoyant au-dessus de l’extraordinaire Palais Royal.

Vincent qui les suit des yeux, a une surprise dont il ne se remettra jamais. Chevauchant sur le dos de son amie Aiguille d’or, il y a la merveilleuse Princesse Sara, revêtue d’un magnifique manteau vert rebrodé d’or, qui lui envoie la main en signe d’adieu.


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